La Rivière Selle

La Selle (Sabis)


La longueur de son cours d'eau est de 45,9 km.

Elle prend sa source à Molain (Aisne), dans la forêt domaniale d'Andigny, à 120 mètres d'altitude, passe à Saint-Souplet, Saint-Benin, au Cateau-Cambrésis, à Solesmes et à Douchy-les-Mines et se jette dans l'Escaut à Denain, à 20 mètres d'altitude.

Son débit rapide et constant en fait un lieu de pêche à la truite.

Dans les deux départements de l'Aisne et du Nord, la Selle traverse les dix-sept communes suivantes, de l'amont vers l'aval, de Molain (source), Saint-Martin-Rivière, Saint-Souplet, Saint-Benin, Le Cateau-Cambrésis, Montay, Neuvilly, Briastre, Solesmes, Saint-Python, Haussy, Montrécourt, Saulzoir, Haspres, Noyelles-sur-Selle, Douchy-les-Mines, Denain (confluence).


La Selle a six affluents référencés :

  • le Fossé de Vaux-Andigny, 3,2 km sur les trois communes de Molain, Saint-Martin-Rivière (confluence) et Vaux-Andigny (source).
  • la rivièrette des Essarts : 3,2 km Molain, Saint-Martin-Rivière (confluence) et Vaux-Andigny (source).
  • le ruisseau de Richemont ou ruisseau Saint-Maurice : 9,6 km sur les cinq communes du Cateau-Cambrésis, Montay, Pommereuil, Bazuel, Forest-en-Cambrésis.
  • le Béart : 3,6 km sur la seule commune de Solesmes.
  • le riot Monneral : 3,4 km sur les trois communes de Haspres, Noyelles-sur-Selle, Thiant.
  • le Navie Malvaux : 7,3 km.


La Selle a donné son hydronyme à la commune de Noyelles-sur-Selle.

Une ancienne station a existé à Noyelles-sur-Selle durant de nombreuses années.


Histoire

La vallée de la Selle connaît, comme toute la région, une occupation préhistorique ancienne, à cause de la douceur climatique, de la variétés des sols et des milieux écologiques et de la richesse en gibier. Il est probable qu'elle était déjà fortement défrichée au néolithique finale.

La Tène (Clic !) finale ouvre une période relative de paix favorable au développement de l'agriculture et de la population des tribus Belges du nord de la France, mais surtout au détriment des milieux naturels, forestiers notamment.

La Selle s'appelait Sabis à l'époque gauloise - en 57 av. J.-C. - la vallée aurait été le théâtre selon la Guerre des Gaules rédigée par César de la bataille du Sabis (Clic !). Selon cette source littéraire unique, l'armée romaine conduite par César défait le peuple des Nerviens (Clic !) et ses principaux alliés belges. On place aujourd'hui ce lieu de grande bataille au nord du Cateau-Cambrésis, le plus souvent aux environs de Saulzoir.

Il s'agirait, selon une modélisation plausible, d'une rare grande bataille entre peuples divisés de la confédération belge. César qui se donne le beau rôle n'y aurait été qu'un observateur prudent avec ses troupes, placées en retrait, d'où la difficulté de l'auteur à décrire les combats. Mais le consul des Gaules aurait d'emblée soutenu le peuple des Rèmes (Clic !) ou Remi, et ses alliés belges qui imposaient déjà avec détermination une domination marchande et politique à la confédération divisée. Les révoltés auraient été menés par une coalition alliée autour de Nerviens et d'Atrébates (Clic !), mais aussi une foule de partis minoritaires issus des peuples de la confédération belge, y compris des belges orientaux comme les Trévires (Clic !).

Cette bataille selon les thuriféraires (Clic !) de César initie la grande conquête des Gaules, dont la tragédie finale inaugure une période de 450 ans de domination romaine sur l'ensemble des Gaules conquises. Mais, pendant environ un siècle, jusqu'en l'an 60 ou 70, mis à part quelques axes militaires et marchands stratégiques et privilégiés, cette partie de la Gaule est abandonnée à l'arbitraire des maîtres et des puissants alliés à l'autorité des légions militaires, avant l'essor de la fin du Ier siècle instaurant au profit des cités belges une Pax Romana (Clic !) souvent fragile, jusqu'à l'effondrement des années 255-275.

Cette vallée a aussi permis l'installation de divers moulins hydrauliques gallo-romains puis médiévaux, bien avant les manufactures textiles et le développement de l'industrie textile (forte consommatrice en eau).


Wikipédia : Clic !

Source photographique : CAUE Nord

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